Walid Benzama, éducateur U9: interview

Durant cette période de déconfinement, nous continuons à nous promener sur la Planète JSC par l’interview de Walid Benzama, éducateur U9.  (A suivre…)
Interview réalisée par téléphone (déconfinement oblige encore !) par Robert Grisolia le 18/05/2020
Salut Walid. Comment as-tu vécu ce confinement et comment vis-tu, maintenant, le déconfinement ?
Je n’ai eu qu’un mois de confinement à peine, le mois où l’entreprise a dû fermer. Je l’ai considéré comme un temps de repos, plutôt qu’autre chose, plutôt que s’en plaindre comme la majorité des personnes qui étaient autour de moi. J’ai repris le travail depuis un mois, mais les tâches ne sont plus les mêmes, je suis grutier et, au lieu de faire 15.000 manœuvres dans la journée, je n’en fais plus que 20.
Peux-tu te présenter ?
Je suis né le vendredi 11 avril 1986 au Havre. J’habite à Cugnaux depuis 2006. Je suis en couple avec un enfant. Ma première profession ? J’ai toujours voulu rentrer dans l’armée. Je me suis engagé à 18 ans chez les parachutistes, dans le Premier Régiment du Train Parachutiste de Francazal. J’y suis resté six ans avec différentes missions. A la naissance de mon fils, j’ai arrêté l’armée pour pouvoir voir grandir mon fils. J’ai sauté 68 fois en parachute, ça s’est toujours bien passé, rien de cassé, mais j’ai été obligé d’ouvrir le ventral deux ou trois fois. Les suspentes s’étaient mal ouvertes parce que je suis sorti du mauvais pied de l’avion, du coup, j’ai pivoté etc… Aujourd’hui, je suis grutier. Pour le confinement, c’était le top tout en haut de ma grue.
Peux-tu nous dire quel a été ton parcours sportif ?
J’ai commencé en Poussins/Benjamins en foot. Je jouais au Sporting Club de Frileuse au Havre en tant que gardien de but. Quand je jouais contre le HAC (Le Havre), le gardien, en face, c’était Steve Mandanda, aujourd’hui gardien de l’OM et de l’équipe de France. J’ai dû arrêter le foot parce que personne ne me suivait de ma famille et tout ce qui est licence et tout, personne ne payait pour moi. Du coup, à la fin, le Président m’a exclu du groupe parce qu’on n’avait pas les moyens de me payer la licence. J’aimerais dire un mot sur mon équipe de foot à 8 : sur les huit, il y en a sept qui ont été pros. Je vais t’en citer au moins un que je connais très, très, très bien : Charles N’Zogbia. C’est un ami proche. Il a joué à Newcastle. Après cette parenthèse, je poursuis mon parcours sportif : j’ai, donc, arrêté le foot à 9 ans, 10 ans. Ensuite, je me suis orienté vers la boxe anglaise. J’en ai fait plus de 4 ans et vu que j’étais en surpoids à l’époque (en boxe ça se passe avec le poids, mais pas avec l’âge) et que je n’arrêtais pas de me prendre des volées, c’est ça qui m’a fait arrêter la boxe. Ensuite, j’ai fait un an de taekwondo. Puis, j’ai arrêté le sport en club. Je faisais du foot où j’habitais, comme ça, avec les copains. Ensuite, j’ai fait du sport chez les parachutistes à partir de 18 ans : un bon footing d’une heure, tous les matins, avec une bonne séance de musculation, l’après-midi, de temps en temps. Ensuite, il fallait être prêts pour les tests pour les sauts en parachute. En treillis, sac à dos, rangers, il fallait parcourir 8 km en moins de 42 mn, un truc comme ça. On avait aussi de la piscine etc… En fait, à l’armée, on touchait à tous les sports, il nous fallait entretenir le physique.
Venons-en à ton parcours d’éducateur.
Je suis arrivé il y a quatre ans au club. Je voulais que mon fils fasse du foot à Cugnaux parce que je trouvais que c’était une très belle ville à côté de Toulouse. C’était une ville de cœur. C’était ma première ville, quand je suis arrivé sur Toulouse, la première épicerie, le premier magasin où je suis allé, c’était à Cugnaux et, du coup, je voulais que mon fils grandisse dans cet environnement-là. Je l’ai inscrit au club de Cugnaux. C’était à toi que j’ai eu affaire puisque c’est toi, Robert, qui t’occupait de la catégorie. En plus, c’est toi qui m’as amené à rester à Cugnaux et à aimer ce club et cette ville. Ah ! oui, si tu n’avais pas été là, je ne sais pas si je serais resté longtemps. Tu m’as fait aimer Cugnaux, c’est pour ça qu’on est restés avec Wael et Anissa. Wael était super timide, super réservé et il a réussi à se débloquer avec toi. J’ai vu que la catégorie était en manque de « personnel ». Au lieu de regarder au bord du terrain sans rien faire, tu nous as invités à venir vous aider. Au début, j’ai vu que c’était très difficile de gérer ne serait-ce qu’un groupe de 10 enfants. Mais, j’ai été accroché. Ça m’a plu de faire progresser les enfants avec une autre méthode d’apprentissage, parce que vous avez une vraie méthode d’enseignement à l’ancienne, c’est le plaisir, le plaisir, le plaisir et ce n’était pas les mêmes méthodes que pour nous, avant, quand j’étais jeune. Donc, dès que je suis arrivé en U6, je donnais un coup de main et j’avais presqu’une équipe en charge et, en U7, j’ai pris en charge une équipe. Ensuite, j’ai pris goût à enseigner le foot, mais je me suis aperçu au bout de quelques mois que j’avais quelques lacunes. Du coup, j’ai demandé à Jonathan de suivre des formations. Il a dit oui tout de suite et j’ai suivi le module U6/U7 et le module U8/U9 et, là, je reviens du module U10/U11. Juste avant le confinement, j’avais demandé à Nisrine de me faire passer la certification pour le CFF1 et je n’ai pas pu le faire. Pour terminer mon parcours d’éducateur, après les U7, j’ai pris une équipe U8, l’an dernier, et, cette année une équipe U9.
Justement, parle-nous maintenant de cette équipe.
Dans le groupe, j’ai huit joueurs. J’ai essayé de garder quatre ou cinq petits bonhommes qui jouent depuis quatre ans ensemble. J’en avais toujours cinq ou six de réguliers, et deux qui n’étaient presque jamais là. Ils sont combatifs. Ils ont progressé à une vitesse hallucinante en l’espace d’une année. Même si le nouveau complexe et le club avait quelques problèmes de structure etc… on a réussi à caler d’autres entraînements les lundis pour que je puisse prendre les joueurs, pour les faire progresser à leur rythme à eux, parce qu’ils en demandaient plus. C’est une équipe qui a une force morale. Ils sont tous cugnalais. Ils sont tous à la même école presque. Ils se connaissent depuis quatre ans. C’est ça la force de cette équipe. Ils connaissent leur poste, ils sont solidaires. Quand il y en a un qui est fatigué, ils me font un signe pour me signaler qu’il ne va pas bien et qu’il faut le sortir, alors que, moi, je ne m’en étais pas aperçu.
Un point faible de cette équipe ?
C’est comme tous les enfants, c’est la défaite. Surtout quand on est devant le TFC, boum, ils décrochent, alors que, parfois, on fait des super matchs contre eux et qu’on arrive à les tenir. Ils gagnent contre nous 1-0, 2/0 pas plus.
Et au niveau des résultats sur les plateaux, que peux-tu nous dire ?
On était engagés en D1, au plus haut niveau. On perdait comme on gagnait. Sur les plateaux, c’était équilibré, on gagnait, on perdait, on faisait des nuls. Ensuite, on a fait la Pokémon Cup. Dans notre poule, on avait Toulouse Métropole, Rodéo, Saint Sulpice, le Girou, le Tac, la Jet et Colomiers. On a fini 3èmes du tournoi, sur notre poule. L’équipe était au top. On a pris 3 buts et on en a mis 18. Franchement, je n’y croyais pas, je ne vais pas te mentir. C’était le dernier tournoi avant le confinement.
Et sur les parents ?
J’avais des parents très attentionnés à leurs enfants et, pour moi, c’est le seul défaut. C’est normal ! Maintenant que j’entraîne d’autres petits, j’essaie de mettre haut la barre et de considérer mon enfant comme un autre enfant. J’ai fait un super travail sur moi, depuis un an. Il le faut pour lui, il le faut pour moi. Ce n’est pas bon pour lui qu’il me dise papa sur le terrain, ça ne se fait pas. Par exemple, c’est comme si, lui, venait, il me faisait la bise et, à côté, il y avait un autre gamin à qui j’aurais, à peine, serré la main. Il faut qu’il sente la différence sociale entre lui et moi. Après, j’avais des parents toujours impeccables avec moi. Autour du terrain, même s’ils étaient trop centrés sur leur enfant, ils encourageaient l’équipe, le collectif. Avec ces parents, on se connaît depuis quatre ans et on est devenus très amis au foot. On se connaît bien à l’intérieur du club, un peu à l’extérieur.
Dis-nous quel est ton meilleur souvenir de la saison.
J’en ai plein. J’ai plein d’images en tête. Je dirais la « Pokémon Cup » parce qu’ils m’ont satisfait. Ça a été toute la récompense du travail fait depuis le début de la saison.
Et ton plus mauvais souvenir ?
C’est des éducateurs adverses qui ne connaissent pas les règles. Sur dix, il y en a toujours un qui ne connaît pas les règles du foot et qui ne cherche qu’à gagner. C’est pénible !
Peux-tu nous dire ce que tu comptes faire la saison prochaine ?
On m’a demandé si je voulais prendre une équipe U10 l’année prochaine. J’ai réfléchi et j’ai accepté. Je devrais avoir l’équipe D1 en binôme avec Fouad.
Que devient ton binôme actuel en U9, Franck Corral ?
En fait, mon binôme actuel déménage. C’est Franck Corral, le papa de Martin, un petit que j’ai dans mon équipe depuis les U6. Il était avec moi en binôme pendant ces quatre dernières saisons. Lui, s’occupait du côté psychologique de l’équipe. C’est grâce à lui que j’arrivais à gérer le côté émotionnel des enfants parce que moi j’avais beaucoup plus de mal à gérer ça. Moi, j’étais plus foot. On se complétait bien. C’est grâce à lui que j’ai évolué et que j’ai continué à faire éducateur. Je l’en remercie beaucoup.
Un dernier mot ?
J’espère que tout le monde sera au rendez-vous au mois de septembre et que le virus sera parti.
Merci Walid. Bonne continuation à la JS Cugnaux en tant qu’éducateur.
2017 / 2018: tournoi en salle à Balma
2018/2019: tournoi en salle Balma
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2018/2019: tournoi en salle Cugnaux : toute la délégation JSC
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2017/2018: tournoi Eaunes
2017/2018: tournoi à Eaunes
2017 / 2018: tournoi à Eaunes
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2017 / 2018: tournoi Queste Cugnaux U7
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2017 / 2018: tournoi U7 à Carbonne
2017 / 2018: tournoi U7 à Carbonne
2017 / 2018: tournoi U7 à Balma en septembre
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2019 / 2020 : tournoi à Villeneuve U9
2019 / 2020 : tournoi U9
2019 / 2020 : tournoi U9-concours de grimaces
2019 / 2020 : plateau amical à Dardé – automne
2019 / 2020 : Pokémon Cup