Frédéric Articot, éducateur U7: interview

Durant cette période de déconfinement, nous continuons notre voyage sur la Planète JSC, saison 2019/2020, avec la catégorie U7, par l’interview de Frédéric Articot, éducateur équipe 1 U7.  (A suivre…)
Interview réalisée par Robert Grisolia le 07/05/2020
Salut Frédéric. Comment as-tu vécu ce confinement et comment vis-tu, maintenant, le déconfinement ?
Pendant le confinement, on est restés à la maison. On en a profité un peu pour faire un peu de sport. On a la chance d’avoir un jardin. Du coup, avec Ethan, on a pratiqué les bases du foot : les contrôles, les passes…parce que le foot lui manquait. Il a pu continuer sa progression. Ensuite, au niveau du boulot, personnellement, il y a eu quelques changements, mais, dans l’ensemble, pour l’instant, je m’en sors plutôt bien. Ça va, je n’ai pas été trop, trop touché par ça. J’ai continué l’activité. Depuis le 16 mars, je bosse tous les jours.
Peux-tu te présenter ?
Je suis né le samedi 7 mai 1977 à Toulouse. Je suis marié avec 4 enfants : 2 filles et 2 garçons. Je suis responsable de chaîne de production dans l’aéronautique.
Peux-tu nous dire quel a été ton parcours sportif ?
De 6 ans à 12 ans, j’ai fait du foot à l’EFP, l’Elan Portésien, un club de Portet qui n’existe plus aujourd’hui. J’ai joué 9, j’ai joué gardien latéral et j’ai joué libéro. Après, à 12, 13 ans, je suis parti au basket à Roquettes où j’ai fait 4 ans, jusqu’à l’âge de 16, 17 ans. Après, je suis parti jouer au rugby au club de Portet l’USP. J’ai joué au rugby jusqu’à l’âge de 39 ans, toujours fidèle à L’USP. J’ai joué à un peu tous les niveaux : de seconde Division à Promotion Honneur. A 39 ans, je me suis mis au tennis, et, maintenant, je fais du tennis.
Venons-en à ton parcours d’éducateur.
Je ne l’ai jamais été. Cette année, c’est ma première année. J’ai toujours suivi mes enfants, mes filles, le grand frère à Ethan, mais je ne m’étais jamais investi en tant qu’éducateur. Donc, là, c’est ma première année. C’est un peu difficile de coacher des enfants de cet âge. Après, j’ai su mettre un peu d’eau dans mon vin parce qu’ils n’écoutent pas trop, à cet âge-là, donc c’est un peu compliqué de prendre sur soi, mais après, j’ai appris à me maîtriser.
Tu étais en Binôme avec Marie Delphine que j’interviewerai aussi, comment étiez-vous organisés ?
En fait, on ne s’est pas trop, trop organisés. Marie, à la fin, s’occupait de tout ce qui est administratif. Après elle me rejoignait, au bord du terrain.
Tes impressions sur l’équipe ?
Mon sentiment, c’est qu’il y a eu pas mal de turnover. A la fin, on a eu 2 départs, puis un retour. Au niveau de leur progression, je dirais qu’il y a eu des hauts et des bas, mais, globalement, je pense qu’il y a eu une amélioration assez significative sur la fin. On avait, je ne les citerai pas, quelques joueurs d’un bon niveau. Dans l’ensemble, ils avaient la motivation, l’envie de jouer, mais je dirais qu’ils avaient trop tendance à trop vite baisser les bras, quand on était menés au score.
Avez-vous connu des problèmes d’effectifs ?
Aucun problème, durant cette courte saison. Chaque fois, sur les plateaux, on a réussi à avoir nos 4 ou 5 joueurs. Globalement, ça s’est bien passé.
Un point fort de cette équipe ?
C’était une bande copains. Ils s’entendaient bien et prenaient beaucoup de plaisir sur le terrain. Ça, c’est le point fort. Ils étaient contents de se retrouver. Je ne parlerai pas de technique, parce que, à cet âge-là, c’est difficile.
Un point faible de cette équipe ?
Il y en aurait deux. D’abord ce manque de réaction, quand il prenait un but. Ils se démotivaient. Après, un peu de mesquinerie vis-à-vis de certains de leurs partenaires.
Un mot sur les parents ?
Globalement, tous les parents qu’on a eus étaient très bien. Ils étaient assidus et suivaient leur enfant. Ils avaient un bon comportement sportif autour du terrain.
 Dis-nous quel est ton meilleur souvenir de la saison.
Je dirais le plateau de Bagatelle où j’ai passé une bonne matinée. Je les ai trouvés très motivés, Ils n’ont pas baissé les bras. Ils ont répondu présents du début jusqu’à la fin.
Et ton plus mauvais souvenir ?
Pas de mauvais souvenir !
Peux-tu nous dire ce que tu comptes faire la saison prochaine ?
Le petit va continuer à Cugnaux. Après, s’il continue, moi, je vais continuer à encadrer l’équipe, au moins le samedi. Pour les entraînements, ça va être difficile.
Tu as plutôt joué au rugby et le petit a choisi le foot. Je pense que tu aurais préféré qu’il choisisse plutôt le rugby, non ?
Comme j’ai commencé par le foot, je pense que pour être un bon rugbyman, il faut forcément commencer par du foot. Au niveau de la motricité, c’est mieux pour moi de faire du foot que du rugby. Tant qu’il est jeune, qu’il fasse du foot, c’est très bien. Après, j’ai bien peur qu’avec les années, l’ambiance du foot me dérange, parce qu’on a beau dire, peut-être que je me trompe, mais ça se prend trop la tête. Par exemple, son frère, qui a 12 ans, fait du handball à Roques, mais c’est super. Ils ne se prennent pas la tête, c’est une autre ambiance. Maintenant, le foot, pour moi, c’est une passion. Quand j’étais jeune, j’adorais le foot, je ne vivais que pour le foot. Après, parce que j’étais grand, je me suis mis au basket, sinon j’aurais continué au foot.
Un mot sur le club ?
Vu de l’extérieur, c’est un club sain. J’y ai trouvé un Président dynamique qui essaie de faire bouger les choses.
Merci Frédéric. On te remercie pour ton investissement sur cette saison en tant qu’éducateur et à la prochaine saison, puisque la fin de celle-ci est bien compromise, malheureusement.

 

Que la montagne est belle!
L’équipe 1 U7 avec leur co-éducatrice Marie Delphine Berga . saison 19/20
plateau U7 sur le synthétique Honneur: match de l’équipe avec Frédéric à la manœuvre -saison 19/20