Robert Grisolia, responsable catégorie U5, U6, U7: interview

Bien que la saison 2020/2021 ait démarré, nous continuons notre voyage sur la Planète JSC, saison 2019/2020, par l’interview de Robert Grisolia, responsable de la catégorie U5/U6/U7.  (A suivre…)
Interview réalisée par notre vieil ami Balopié le 10/07/2020
Salut Robert. Comment as-tu vécu ce confinement et ce déconfinement ?
Etant retraité, je n’ai eu aucun problème, de ce côté-là, au niveau du travail. Vu mon très jeune âge, il paraît que j’étais une personne fragile, alors je suis resté très confiné, même pendant le déconfinement. Par contre, j’ai télétravaillé pour le foot. J’en ai profité pour faire paraître sur le site du club des interviews d’un maximum de dirigeants, d’éducateurs… Pour maintenir la forme, je marchais autour de la maison pendant une quarantaine de minutes par jour. Côté occupation, à part les sorties pour se ravitailler, j’en ai profité pour me cultiver dans de nombreux domaines et, avec internet, on est servis. Néanmoins, le foot et tout son environnement, enfants, parents, dirigeants… m’ont beaucoup manqué.
 Peux-tu te présenter ?
Je suis né le jeudi 31 mai 1945 à Cugnaux (au 47 avenue de Toulouse). J’habite Cugnaux depuis ma naissance. Je suis marié, père de deux enfants, un garçon et une fille et grand-père de quatre petits-enfants, deux filles, deux garçons. Je suis à la retraite. J’ai exercé le métier d’instituteur, notamment une dizaine d’années à Eugène Montel au Vivier à Cugnaux et ces vingt dernières années comme directeur à l’école élémentaire du Récébédou à Portet sur Garonne.
 Quel a été ton parcours sportif :
A l’époque, il était impossible de jouer dans un club. Celui de Cugnaux ne prenait de licenciés qu’à partir de Juniors (aujourd’hui U18). Alors, pour jouer au foot, on avait la rue ou le terrain de foot qui servait aussi de pâturage aux vaches et, ceci, parfois tard, le soir. En CM2, j’ai eu un instituteur, M. Massat, qui jouait au rugby et tout naturellement nos séances de « gym », comme on disait autrefois, étaient consacrées au rugby. Après l’école primaire, en 6ème, je suis rentré au lycée Pierre de Fermat et sur qui je suis tombé ? sur un prof, M. Dax, qui était entraîneur de Castres, je crois. Et, évidemment, j’ai continué ma « carrière » de rugbyman au lycée. L’année suivante, je suis tombé sur un prof footeux, M. Peybernes, (Je ne sais toujours pas s’il avait un lien de parenté avec Mathieu Peybernes, bien connu). Donc, je me suis inscrit en foot scolaire à la « Violette », le club du Lycée Fermat. A 17 ans, j’avais un copain de lycée qui jouait à l’Espérance (devenue par la suite Les Fontaines), et je l’ai suivi une année à l’Espérance. L’année suivante, je me suis inscrit à la JS Cugnaux en Junior. J’y ai joué 4 ans, une année en Junior et 3 années en seniors. L’équipe Une était en PH, je crois, et l’équipe 2 était en 2ème série de District qui en comptait 3. Je jouais en équipe 2. J’ai dû arrêter de jouer à cause d’un problème de vue. En effet, j’ai été myope dès l’âge de 17 ans, d’où de grosses difficultés pour jouer. J’avais bien essayé de jouer avec des lunettes, mais c’était trop risqué, surtout que j’aimais beaucoup jouer de la tête. Dommage qu’à cette époque n’aient pas existé les lentilles de contact ! J’ai bien sûr continué à faire du sport, mais en dilettante. Et ensuite, j’en ai surtout fait faire.
 Depuis quand es-tu éducateur à la JS Cugnaux ?    
Je ne suis revenu au football et à la JSC que lorsque mon fils a débuté en Poussins. C’était en 1979. Au moment de son inscription, on m’a dit que je ne pouvais pas l’inscrire parce qu’on manquait d’une personne pour encadrer. Et, bien sûr, on m’a dit : si tu veux qu’il joue voici les maillots, les ballons… et tu t’occupes de l’équipe. Que dire à ça ? Je l’ai prise en charge et depuis je n’ai pas arrêté. J’ai d’abord pris en charge, ce que l’on appelait des Poussins. Puis, en 1984, personne ne voulait s’occuper de la catégorie des Débutants qui avait été créée par la FFF en 1982. Je trouvais que cette catégorie était très importante car elle était la base de ce que l’on appelle la pyramide et je l’ai prise en charge. Nous avions même eu l’audace d’inscrire des enfants plus jeunes qui n’étaient pas reconnus par la FFF. Nous les avons appelés « Poussinets ». Curieux que, plus d’une trentaine d’année, la FFF les licencie sous le nom de U6. Revenons aux Débutants, ils jouaient sur un quart de terrain en foot à 5. Au début j’avais la responsabilité d’une équipe et je gérais la catégorie à la fois. C’était possible car on démarrait avec 3 ou 4 équipes. Mais, très vite, l’effectif s’est étoffé pour aller jusqu’à 10 équipes. J’ai été obligé d’abandonner la charge d’une équipe pour ne me consacrer qu’à la catégorie, au niveau de l’administratif et des entraînements. Cette catégorie Débutants s’est appelée par la suite moins de 8 ans et, aujourd’hui, ce sont des U6/U7.
Qu’est-ce que tu as comme diplômes ?
Je ne suis pas un grand diplômé. J’ai le diplôme d’Initiateur 1. Il faut dire qu’à notre époque, on ne demandait aucun diplôme pour entraîner les jeunes. Ce n’est que très récemment que la FFF a insisté pour que ceux qui avait une équipe en charge, quel que soit l’âge des joueurs, aient un diplôme et elle s’est lancée dans un grand plan de formation que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de « modules » que l’on doit certifier.
Tu n’étais pas aussi au District ?
Oui, j’y ai pris ma première licence, je ne me souviens pas, mais il y a fort longtemps, plus d’une quinzaine d’années. En tant qu’éducateur, j’ai tout naturellement rejoint la commission technique qui était dirigée par un grand monsieur, Francis Fernandez, qui était le CTD. J’en suis encore membre. Je dois dire que j’ai passé, là, de merveilleuses années truffées de très bons souvenirs, notamment l’organisation de Planète Foot pendant une douzaine d’années à Cugnaux. J’en profite, au cas où ils nous liraient, anciens et nouveaux, pour leur adresser à tous un petit coucou.
Je crois savoir que ton action au club ne s’arrête pas à un simple rôle d’éducateur ?
En effet, j’ai aussi un rôle de dirigeant. J’organise des tournois : le tournoi en salle pour les U7, U8/U9 sur 2 jours en février, avec 32 équipes et le super plateau « Cédric Queste » pour les U6/U7 et U8/U9 sur 2 jours en mai avec une centaine d’équipes. J’organise aussi pour les mêmes catégories d’âge des stages. L’organisation de stages a été initiée par Jean Claude Désiré, il y a de ça plus d’une vingtaine d’années. On organisait des stages pour toutes les catégories y compris les gardiens pendant les vacances scolaires Toussaint, Noël, Carnaval et Pâques. Après son départ de la jsc, la tradition des stages s’est perpétuée, mais a décliné avec des hauts et des bas dans la dernière période. Il faudrait relancer tout ça dans l’avenir. En ce qui concerne les stages pour les U7, U8, U9, je n’ai jamais cessé de les organiser pendant les vacances d’hiver et de Pâques.
A côté de tout ça, je m’intéresse beaucoup à nos seniors que je suis, au moins à domicile, en étant à la police de terrain, pratiquement tous les samedis. Cela fait plus d’une trentaine d’année que je fais ça.
Ensuite, en tant que dirigeant, je donne un coup de main sur toutes les manifestations qu’organise le club. Voilà !
Revenons à ton rôle d’éducateur. En fait, tu es resté très attaché au foot à 5 et maintenant le Foot à 4. Pourquoi n’avoir jamais changé de catégorie ?
Les occasions n’ont pas manqué, mais je n’ai jamais voulu abandonner des catégories qui ont tout le temps étaient plus ou moins délaissées. Je me suis toujours senti un peu obligé de rester avec l’école de foot, peut-être à cause de ma profession, mais, plus sûrement, parce que je n’ai jamais senti de relève réelle et motivée pour mettre en valeur ces catégories-là. Personne pour s’occuper de ces petits, alors que j’ai toujours considéré qu’il était capital de solidifier la base de la pyramide. Généralement, lorsque les footeux arrêtent, s’ils deviennent éducateurs, ils se dirigent plus facilement vers le « vrai football », comme ils disent, celui qui se joue avec un championnat et à onze. Le foot à cinq ou le foot à huit les intéresse peu. Heureusement, on trouve des éducateurs et des bénévoles pour encadrer des U5, jusqu’aux U11, mais ce sont surtout des papas qui s’impliquent pour suivre leur fils et arrêtent souvent ensuite. Ça reste éphémère, fugitif, alors que les éducateurs les mieux formés devraient être au début de l’histoire, chez les petits.
Pourquoi, attribues-tu autant d’importance à cette catégorie d’âge ?
C’est là que tout commence ! C’est à partir de cette catégorie que l’on doit bâtir les solides et durables fondations de notre club. C’est l’âge d’or des apprentissages et beaucoup se joue à ce moment-là, que ce soit à l’école ou ailleurs et notamment en sport. Je suis convaincu que plus tôt on commence les apprentissages, mieux c’est. Tu comprends pourquoi j’attribue autant d’importance à cette catégorie et que j’y reste très fidèle. Bien sûr, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, il faut une pédagogie adaptée à cet âge, si l’on veut que ça réussisse. Cette pédagogie doit prendre en compte que le U5, le U6 ou le U7 est un enfant fragile, en pleine croissance, qui manque d’attention et de vocabulaire, qui est amoureux des jeux et du jeu, joyeux et enthousiaste et ne jamais oublier que c’est est tout simplement un enfant, ce n’est pas un adulte en réduction ! Intervenir dans cette catégorie n’est pas chose facile et y fidéliser les intervenants est encore plus difficile.
Depuis 1979, quelle fut l’évolution la plus marquante que tu as constaté dans ce qu’on appelle aujourd’hui le football d’animation ?
Par rapport aux années 80, l’approche a changé et il faut s’en réjouir car elle tend à faire disparaître la « championnite », cette aspiration forte voire pathologique à vouloir devenir champion. Les modules de formation intègrent davantage les notions pédagogiques et les instances ont enfin compris que la « compétition » chez les plus petits était néfaste à leur développement. La pratique est plus ludique même s’il demeure, ici ou là, quelques poches de résistance. C’est pour ça qu’il faut rester vigilant.
Le football des U6/U7, c’est le foot à 4. Peux-tu nous en parler ?
Avant que le foot à 5 ne soit mis en place en 1982, les enfants de cet âge appelés « Pages » jouaient comme les grands, à 11, sur un grand terrain. Tu imagines ! Heureusement qu’en 1982, la FFF a mis en place le foot à 5 et très récemment le foot à 4 pour les U6/U7. C’est un football qui, maintenant, a largement fait ses preuves. Il répond à deux préoccupations principales. Tout d’abord, il permet, sur un terrain classique, divisé en plusieurs petites surfaces, de faire évoluer un maximum d’enfants. L’autre aspect est plus technique, il concerne le rapport enfant/ballon. Sur des espaces restreints, mieux adaptés à ses capacités physiologiques, le jeune footballeur touche plus souvent le ballon, apprend donc mieux à l’apprivoiser, à mieux le maîtriser. Et, sans qu’il soit trop tôt question de tactique, il peut déjà se familiariser avec quelques notions d’organisation, par rapport à ses partenaires, comme vis-à-vis de ses adversaires.
A ton avis quels sont les atouts de ce type de football à effectif réduit ?
Il possède, à mes yeux, cinq atouts majeurs : D’abord, la découverte du football grâce à la variété des jeux proposés. Deuxièmement, la possibilité de faire jouer un nombre important de garçons et de filles. Troisièmement, l’esprit de fête permanent. Quatrièmement, la participation aux développements moteur, intellectuel et affectif des enfants et cinquièmement, la priorité du jeu par rapport à l’enjeu en bannissant toute « championnite », tout score et tout classement.
On entend souvent dire que ce type de foot, c’est avant tout un Esprit. Qu’est-ce que ça veut dire exactement ?
C’est exact ! Voici quelques grands principes qui sont, à mes yeux, très important : Tous les enfants doivent participer. L’éducateur doit faire tourner tous les enfants de manière équitable. Il doit veiller à la durée des efforts. Si l’esprit de compétiteur est à développer, on doit bannir toute « championnite », je le répète, et tout classement chez les tout petits. Éducateur ou parents, personne ne doit hurler sur le bord du terrain. S’il manque des joueurs dans une équipe, on ne doit pas hésiter à y faire jouer des enfants d’autres clubs. C’est ça l’esprit du foot 4 ou à 5 !
Qu’est-ce qui caractérise ces U5/U6/U7 qui constituent ta catégorie ?
Le niveau scolaire du U7 correspond au CP. Celui du U5 correspond à la moyenne section de Maternelle et pour les U6 à la grande section de maternelle. Malgré une autonomie motrice apparente, les enfants de cet âge continuent leur progression dans tous les secteurs de la psychomotricité et de la psycho cinétique : structuration de la coordination, du contrôle postural, du schéma corporel, de la latéralisation, de l’orientation temporelle et spatiale, prise de conscience de la durée. Cependant les notions de force, de distance, de vitesse, de déplacements, de trajectoire, sont encore incertaines.
Cette tranche d’âge est la charnière correspondant au passage de l’égocentrisme à la socialisation : sorti du milieu familial, l’enfant, grâce aux activités scolaires et sportives, va acquérir à la fois indépendance et connaissance des autres. Curieux, actif et enjoué, il reste cependant encore instable et changeant, sensible et vulnérable, volontiers opposant et coléreux dans la mesure où il assimile mal l’opinion d’autrui. Voilà, en résumé, ce que l’on peut en dire.
Peux-tu, maintenant, nous parler de cette catégorie des U5/U6/U7 de cette saison ?
Cette catégorie accueille trois groupes d’enfants garçons et filles, les U7, les U6 et les U5, appelés autrefois « Poussinets ». Elle compte 38 U7, nés en 2013, 20 U6 nés en 2014 et 13 U5 nés en 2015, nous retrouvons, à peu près, l’effectif que nous avions les années précédentes, donc une certaine stabilité. C’est une situation très saine pour notre club puisque c’est là que se constitue le solide socle de l’édifice.
Et l’encadrement ?
C’est toujours le gros problème. Le samedi, j’ai surtout affaire à la bonne volonté de quelques papas ou, maintenant, mamans, qui veulent bien donner de leur temps pour accompagner les équipes régulièrement, car le problème est dans la régularité. Imagine, on joue tous les samedis, donc ils sont pris tous les samedis ! Mais enfin, on arrive toujours à trouver du monde pour prendre en charge les équipes. Le mercredi, pour la « séance d’éveil », je rencontre le même problème de régularité dans l’implication, mais en plus, là, c’est plus difficile car on est dans l’apprentissage pur. Ces personnes doivent être des pédagogues, savoir animer des ateliers techniques (ce qui ‘n’est pas donné à tout le monde, surtout quand il s’agit d’enfants aussi jeunes) et avoir certaines connaissances techniques. Cette année encore, nous étions assez nombreux, que ce soit le mercredi ou le samedi, il n’y a pas eu trop de problèmes. Pour l’année prochaine, ça devrait aller.
Commençons par les U7. Comment est structurée la catégorie ?
Les U7 jouent tous les samedis sous forme de plateaux. Le district en organise une dizaine et, nous, nous organisons, à Cugnaux, des plateaux amicaux sur tous les samedis laissés libres, avec une vingtaine d’équipes pour le plus grand plaisir des clubs qui y participent et qui ne trouvent pas l’équivalent ailleurs. Cette année nous avons pu constituer 6 équipes U7.
Avec cet effectif, il ne doit pas être facile de mettre tout ça en place ?
En effet ! Les inscriptions débutent fin juin et se poursuivent tout le mois de septembre. Le problème, c’est qu’il nous faut donner le nombre d’équipes dès le début septembre au District. Donc, il nous faut connaître très rapidement notre effectif, ce qui n’est toujours pas évident.
Comment sont constituées les équipes U7 ?
En début de saison, pour les U7, je connais un peu plus de la moitié des effectifs puisque certains étaient, l’année précédente, U6. Le reste, ce sont des nouveaux. Pour constituer les groupes, pour moi, les choses sont simples. A cet âge, les enfants viennent pour jouer avec leurs copains et souvent les copains de l’école. Alors, on constitue, autant que faire se peut, les équipes par école. Ça a un autre avantage, c’est que les parents aussi se connaissent bien et c’est bon pour l’encadrement.
Une fois que les équipes U7 sont constituées ?
Oh, ce n’est pas fini ! La constitution des équipes, ce n’est rien à côté du problème de l’encadrement du samedi et du mercredi. Pour les samedis, cette année, j’ai pu trouver des binômes pour toutes les équipes. Certains, je les connaissais de l’année précédente avec les U6 et je les attendais de pied ferme, si j’ose dire. Pour d’autres, c’est une autre histoire. Lors des deux premiers plateaux du samedi, j’observe autant les enfants que les parents. Dès que je vois un papa qui « s’agite », sur la touche ou sur le terrain, je lui pose la question de la responsabilité d’une équipe. Cette question, je la pose aussi sur les formulaires d’inscription et certains, mais très peu, y répondent favorablement. Ce recrutement est très dur, parce que les personnes sollicitées sont souvent d’accord pour quelques samedis, mais pas forcément pour tous les samedis.
Pour le mercredi, c’est autre chose, car il s’agit de l’entraînement, appelé « séance d’éveil » dans notre catégorie. Il faut, là, des qualités d’éducateur. Ces personnes doivent être des pédagogues, avoir certaines connaissances techniques ou les acquérir en suivant une formation, savoir animer des ateliers techniques, ce n’est pas facile. Heureusement, nous avons réussi à avoir suffisamment d’éducateurs pour constituer des groupes allant de 8 à 10 joueurs, ce qui est un nombre correct pour assurer un bon apprentissage.
Cette année, je suis arrivé à trouver tout ce monde, nous étions assez nombreux, que ce soit le mercredi ou le samedi, il n’y a pas eu de problème, mais pour l’année prochaine, à partir de maintenant, c’est toujours l’angoisse !
Je veux ici les nommer et les remercier (Ils seront interviewés pour le site du club et on pourra mieux les connaître) : Pour les mercredis, Valero Jean Marc, Jonathan Bidi, Marie Delphine Berg, Do Rego Sphero, Fatima Moutar.
Pour les samedis : Berga Marie Delphine, Articot Frédéric, Bidi Jonathan, Zwaenepoel Thomas, Antras Paul, Sebti Nordine, Makueno Eric, Combes Sylvain, Lafontan Grégory, Bonneri Guillaume, Pages Stéphane, Moutar Fatima, Bourougaa Akim et Do Rego Spero.
En quoi consiste la prise de responsabilité d’une équipe le samedi ?
Je m’occupe, dans les moindres détails, de tout ce qui est information, administration et technique durant toute la saison. Je demande aux responsables, qui sont en fait des « accompagnateurs » d’équipe, d’être des relais auprès des parents. Je leur confie en début de saison le sac de l’équipe avec maillots, chasubles, ballons, pharmacie, etc… ils doivent veiller à avoir l’effectif le samedi, sinon à le compléter avec d’autres joueurs d’autres équipes, organiser les déplacements et s’occuper de l’équipe sur les plateaux.
En dehors des périodes de vacances, comment sont organisées les activités des U7 ?
Nous proposons deux moments dans la semaine, hors vacances scolaires. Tout d’abord, tous les mercredis, de 14h à 15h30, des « séances d’éveil au football » (chez les plus grands, on dit « entraînements »). Lors de ces séances, les groupes tournent toutes les 10 minutes sur divers ateliers : jeu scolaire, atelier technique, match, atelier tactique et atelier de psychomotricité et parfois PEF. C’est un moment très important de l’apprentissage du football. C’est le mercredi que se fait le gros du travail. tout en privilégiant l’aspect ludique, tous les fondamentaux techniques sont abordés dans une programmation annuelle rigoureuse.
Ensuite, tous les samedis, de 10h00 à 12h00, nos U7 participent aux plateaux organisés par le District, à Cugnaux ou dans les clubs voisins. Lors de ces rassemblements doit régner l’esprit du football éducatif, pas de résultats pris en compte et pas de classement. Toute « championnite » doit être bannie (ce qui n’est pas toujours le cas pour certaines équipes rencontrées). Sur ces plateaux, les équipes jouent trois matchs et participent à un relai vitesse et à un jeu scolaire adapté au football, du type béret… Ces 5 séquences durent 10 minutes chacune. Les enfants bénéficient, en quelque sorte, d’une « séance d’éveil » supplémentaire ce qui est une excellente chose pour leur progression.
Leurs activités ne s’arrêtent pas là, il y en a d’autres.
Bien sûr ! Il y a les tournois et les stages. Ce sont des moments importants dans l’apprentissage de nos très jeunes joueurs. Chez les U6/U7, on ne parle pas de Tournois, sauf en salle, mais de « super plateaux ». En période hivernale, quelques équipes peuvent participer à des tournois en salle et, en fin de saison, chaque équipe est engagée sur des super plateaux, dont celui de Cugnaux, le « Cédric Queste » qui ne compte pas moins de 48 équipes de la région. Bien sûr, nous sommes présents au grand rassemblement des U6/U7 « Planito foot », organisé par le District avec ses 3500 joueurs et 10 000 spectateurs à Colomiers. Pour la petite histoire, nous avons organisé ce type de manifestation durant une douzaine d’années, à Cugnaux. Enfin, deux stages de quatre jours en ½ pension leur sont proposés en février et à Pâques.
Et, maintenant, venons-en aux U6 dont tu es également le responsable général. Il y a longtemps que la JSC les licencie. Peux-tu nous en faire l’historique ?
En 1984, nous avions constaté que les parents souhaitaient faire faire du sport, à leurs enfants, de plus en plus tôt. C’est alors que nous avons eu l’idée de constituer une catégorie un peu spéciale, les « Poussinets ». Ils sont encore en maternelle ! Nous permettions ainsi à de très jeunes enfants qui ne pouvaient pas être licenciés FFF, de s’éveiller à la « pratique du football ». Je dois dire que les plateaux officiels leur étaient interdits et que nous ne pouvions les accueillir qu’aux « entraînements ». Cette initiative originale avait fait de nombreux émules, autour de nous. C’était une classe d’âge non reconnue par la FFF, ce qui nous obligeait à prendre une assurance particulière pour eux. Nous ne regrettons pas cette initiative puisque, depuis 3 ou 4 ans, la FFF les licencie officiellement sous le nom de U6.
Quelles activités leur sont proposées ?
Ces U6 participent aux séances d’éveil du mercredi de 14h à 15h30, hors vacances scolaires. Le District leur organise une dizaine de plateaux le samedi. La saison se termine par « Planito foot », que j’ai évoqué un peu avant pour les U7. Lors de ces séances d’éveil, ils sont encadrés par des éducateurs expérimentés : Raphaël Dorado qui chapeaute cette catégorie U5/U6, Alain Lafforgue, Gérard Naudin, Robert Rivière et Guy Manant. Je leur tire un grand coup de chapeau parce que ce n’est pas une tâche très facile que de s’occuper d’aussi jeunes enfants !
Qu’est-ce qui est recherché à travers ce travail avec de si jeunes enfants ?
Nous sommes au stade de la découverte, non seulement sportive mais environnementale et relationnelle. Notre travail consiste à les familiariser avec le milieu sportif, des installations, des éducateurs, mais aussi, et il ne faut pas le perdre de vue, à leur faire découvrir le football. Comme les U7, nous avons établi un programme annuel et nous fonctionnons comme eux par ateliers sur lesquels les groupes plus légers de 5 ou 6 enfants tournent. Cette séance d’éveil se déroule parallèlement à celle des U7 sur une portion de terrain qui leur est propre.
Et les U5 ?
Comme en 1984 pour les « Poussinets » (U6 aujourd’hui) qui n’étaient pas pris en compte par la FFF, ils ne sont pas plus pris en compte par la FFF. Comme en 1984, nous avons constaté que les parents souhaitaient faire faire du sport, à leurs enfants, de plus en plus tôt. Forts de l’expérience passée, nous avons décidé de les inscrire dans les mêmes conditions que les « Poussinets » de l’époque. Ils sont en moyenne section de maternelle ! Nous permettons ainsi à de très jeunes enfants de s’éveiller à la « pratique du football ». Cette année, ils étaient une douzaine. Bien sûr, ils ne peuvent pas participer aux activités organisées par le District. Ils ne sont admis que sur les séances « d’entraînement » et bénéficient du même programme d’apprentissage que les U6 adapté à leur très jeune âge.
Nous arrivons aux termes de notre entretien, aurais-tu autre chose à ajouter ?
Au risque de lasser nos lecteurs, mais je crois qu’il faut insister, je terminerai, comme je le fais souvent, en remerciant, encore une fois, toutes les personnes qui s’occupent de cette Catégorie et en les félicitant pour le formidable travail qu’elles ont fourni durant toute cette saison. Il faut rappeler que ces personnes donnent de leur temps bénévolement, comme moi, d’ailleurs, et tous les éducateurs de l’Ecole De Football qui, je le rappelle, est labellisée depuis l’origine. Ce label délivré par la FFF est le fruit de leur travail. L’an prochain, des personnes vont arrêter, il nous faut en trouver d’autres pour que nos petits puissent pratiquer leur sport favori. Aussi, je lance un appel à tous ceux qui le peuvent, parents, dirigeants, joueurs à partir des quinze ans, pour nous rejoindre. Nous aurons encore besoin de beaucoup de monde pour réussir cette étape importante.
Autre chose ?
Dans ce club que je n’ai jamais quitté et à qui je suis toujours resté fidèle, malgré les difficultés qu’il a pu rencontrer, j’ai connu de très grands moments pleins d’émotions. Il faut rappeler que nous sommes arrivés à le hisser en Division 3, un cran au-dessous de la Ligue 2 actuelle. Depuis quelques années, nous vivons des moments difficiles à cause de difficultés financières et avec des descentes, chaque saison. Depuis 2 ans, les choses s’améliorent, c’est grâce à l’équipe dirigeante et notamment à Jonathan Dhalluin notre président. Je pense que la saison à venir, où nous fêterons le 85 ème anniversaire du club, nous allons vivre de grands moments. J’invite tous les amoureux des « Rouge et Noir » à nous rejoindre pour participer à cette belle aventure.
 Merci Robert. Un grand merci pour tout ton investissement à la JSC, depuis de si nombreuses années et bonnes vacances.

Quelques photos archives

équipe Juniors JS Cugnaux 1963

 

Equipe Seniors 1965

 

éducateur Poussins 1980
Avec les Débutants 1987-1988
Stage U7/U9 – 2010
Fin de plateau U7 avant la « ola » – 2019/2020
Tournoi Queste JSC 2018/2019:animation de fin avec la danse « Floss »
Avec une partie de l’équipe de la commission technique District.
Avec le District pour une détection au stadium. à gauche : Benoît Maury , à droite: Pascal Despeyroux (CTD)
Avec Justo Fontaine et les membres du District à Planète Foot à Cugnaux
Avec tous les membres du CA de la JSC 2007
Réunion éducateurs Débutants – début de saison 2008

Réunion de préparation de Planète Foot au siège de la JSC avec le District et la mairie – 2010

 

Distribution des récompenses en fin de stage U7/U8/U9