Sylvain Combes, éducateur U7: interview

Nous continuons notre voyage sur la Planète JSC, saison 2019/2020, par l’interview de Sylvain Combes, éducateur équipe 4   U7.  (A suivre…)
Interview réalisée par Robert Grisolia le 17/06/2020
Salut Sylvain. Comment as-tu vécu ce confinement et ensuite le déconfinement ?
J’ai continué le boulot. Pendant le confinement, j’allais deux jours par semaine à Labège et, pendant trois jours, j’étais en télétravail, en m’occupant un peu des enfants. Heureusement, que, nous, on a un jardin, donc les enfants ont pu se dépenser dehors. Pour le déconfinement, ça n’a pas changé grand-chose. Comme les enfants n’étaient pas encore retournés à l’école, je faisais deux jours de télétravail à la maison et trois jours au boulot. A la maison, je faisais le maître d’école. Ce n’est pas mon boulot et le travail était compliqué. Mes élèves se sont bien comportés. Le petit, étant en section de maternelle, ce n’était pas trop compliqué, quant à Manon, elle est bonne élève, alors… Et, là, ils reprennent l’école pour les deux dernières semaines, comme ça je peux retourner au boulot à 100%
Peux-tu te présenter ?
Je suis né le mercredi 27 novembre 1985 à Toulouse. J’habite à Cugnaux depuis 2011 et, quand j’étais jeune, de 3 ans à 20 ans, j’ai habité à la Salvetat. Ensuite, j’ai passé 5 ans à Toulouse et, après, je suis venu à Cugnaux. Je suis agent de maîtrise en métrologie au sein d’un laboratoire. Je réalise des étalonnages afin de garantir la véracité des résultats, principalement, dans le domaine de la pression et de l’électricité. Je suis marié depuis 2010 et j’ai 2 enfants Manon qui a 8 ans et Ethan qui a 3 ans.
Peux-tu nous dire quel a été ton parcours sportif ?
Quand j’étais petit, j’ai commencé par le judo, pendant deux ans de 6 à 8 ans. Après, j’ai fait du foot à Plaisance de 8 ans à 14 ans, je crois, où je jouais principalement gardien de but. Après, j’ai arrêté pendant mes études. Ensuite, j’ai repris le foot en corpo à 19 ans. De 2015 à 2017, j’ai fait du foot en salle et puis je me suis fait les ligaments croisés et, depuis, voilà… ça reste, vélo, roller en famille.
Venons-en à ton parcours d’éducateur, je crois que, cette année, c’était la première fois.
C’était très sympathique de découvrir ce football des jeunes. J’aurais bien aimé aussi participer aux entraînements, mais, avec mes horaires de boulot, je ne pouvais pas. Donc, je n’étais là que les samedis. Au début, c’était un peu difficile pour faire en sorte que les enfants écoutent. Mais, à la fin, franchement, les enfants jouaient bien le jeu, ils écoutaient bien. Je trouvais qu’entre eux ils jouaient de mieux en mieux. Ça ressemblait plus à une équipe.
Tu n’étais pas tout seul pour gérer l’équipe.
Oui, en effet, on était trois : Grégory, Guillaume et moi. Mais il y avait surtout Grégory et, parfois, le papa de Martin. Avec Grégory, on se débrouillait bien. Lui, il a un peu plus de recul, de vécu en tant qu’éducateur. Il avait pris en charge les préparations de matchs. Après, on arrivait à bien s’organiser pour faire les roulements. Je crois qu’on s’est très bien entendus avec Gregory. C’est dommage qu’il n’ait pas pu être là, tous les samedis, avec nous, à cause de son travail.
Parle-nous maintenant de ton équipe.
Au niveau du comportement, on n’a pas eu de problèmes. Après, ce ne sont que des enfants, ils n’aiment pas perdre et ils râlent un peu. Il y en avait quelques-uns qui étaient moins assidus que d’autres. J’avais quand même un noyau de trois joueurs qui était, quasiment, tout le temps-là. Au début, jouer en équipe, pour eux, ce n’était pas évident : faire des passes, trouver sa position sur le terrain… Mais, à la fin, ils y arrivaient bien, ils étaient plus solidaires. J’étais content de voir leur joie de jouer, ça faisait plaisir. Ils aimaient bien gagner et, à la fin, ils jouaient de mieux en mieux. C’est vrai qu’on avait un joueur très technique dans l’équipe qui permettait, des fois, de faire la différence. Alors, ils ne gagnaient pas tous leurs matchs, mais ils se débrouillaient bien, quand même. Ils gagnaient plus de matchs qu’ils n’en perdaient, mais ils ne gagnaient pas tout, non plus. C’est en perdant qu’on apprend. Quand ils étaient trop en confiance, ils perdaient.
Un point fort de cette équipe ?
Je dirais que c’est la technique.
Un point faible de cette équipe ?
Quand ils prenaient un but, ils baissaient les bras et ils se relâchaient.
Un mot sur les parents ?
On n’a eu aucun problème avec les parents. Après, c’est vrai, que tous les parents ne suivaient pas leur enfant. Il m’est donc arrivé d’en amener 1 ou 2, quand on jouait à l’extérieur. Ensuite, quand on jouait à Cugnaux, les parents ne restaient pas tout le temps, mais, avec ceux qui restaient, ça se passait super bien. On s’entendait bien.
Dis-nous quel est ton meilleur souvenir de la saison.
C’est le tournoi en salle qu’on a fait à Cugnaux en février. C’était le premier tournoi de la saison qui a duré toute la journée. Tous les enfants de Cugnaux s’entendaient super bien. C’est dommage que la saison se soit arrêtée à cause du virus et qu’on n’a pas pu faire tous les tournois de fin de saison qui étaient prévus.
Et ton plus mauvais souvenir ?
Pas de mauvais souvenir !
Peux-tu nous dire ce que tu comptes faire la saison prochaine ?
Pour Manon, j’avais contacté le responsable des féminines. Il m’a dit que s’il y avait assez de filles, Manon pourrait jouer en U10 Filles. Il pourrait, dans ce cas, la prendre sans problème. Il m’a donné les papiers pour l’inscription. Maintenant, elle a un peu peur de jouer en U10 / U11, elle appréhende un peu d’être en retard. Maintenant, de jouer qu’avec des filles, ça ne la dérange pas. Je lui ai posé la question pour savoir ce qu’elle voulait faire et elle m’a répondu que ça ne la dérangeait pas de ne jouer qu’avec des filles. Sinon, elle veut rester en U8 avec l’équipe de cette année et pas jouer en U9.
En ce qui me concerne, je n’en ai pas discuté avec lui pour savoir s’il avait besoin de parents, d’éducateurs. Maintenant, si c’est pour continuer avec l’équipe féminine, avec Manon, ce sera avec plaisir que je pourrai les amener les week-ends. Après, ça dépend à quelle heure ils sont, je pourrai aussi donner un coup de main aux entraînements
Est-ce que tu as des diplômes ?
Oui, l’an dernier, j’ai passé le module U7 à Cugnaux. Pour l’instant, je n’ai pas prévu d’en passer d’autres. Maintenant, si un jour, Ethan veut faire du foot, ce serait aussi de le suivre à lui.
Un dernier mot ?
Je dis un grand bravo à tous les éducateurs et, à toi, pour ton investissement. Après, les enfants sont nombreux à vouloir jouer au foot et c’est vrai qu’il faut beaucoup de parents parce que, comme on joue en foot à 4, il y a beaucoup de petites équipes de 6, ou 7 joueurs. Au niveau du club que je découvre, c’est un club qui tourne, qui est bien structuré et qui a l’air de bien marcher. Après, c’est vrai qu’on a la chance d’avoir de nouvelles installations neuves, même si je pense qu’il manque un terrain. Je ne sais pas si, pour de gros tournois, ce sera suffisant. Je trouve une équipe très solidaire avec beaucoup de monde à la buvette tous les samedis pendant nos plateaux.
Merci Sylvain. On te remercier pour ton investissement en tant qu’éducateur et à l’an prochain avec la JSC.

Formation éducateurs au siège de la JSC: module U6/U7 – janvier 2020
tournoi en salle U7 gymnase M. Jazy à Cugnaux – février 2020
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Sylvain à la mer.